Que ce soit pour cause de santé ou pour mieux s’accepter physiquement et moralement, la perte de poids peut parfois ressembler à un véritable parcours du combattant. Dans un contexte naturopathique on va certes proposer un rééquilibrage alimentaire, et non pas un régime, mais surtout le but est de trouver son équilibre alimentaire et de le garder toute sa vie. Et avec le sourire bien-sûr : )
Le but du naturopathe est de trouver pourquoi la personne souhaitant maigrir a pris du poids.
Quel est son parcours de vie concernant l’alimentation? Son rapport à l’alimentation?
A l’aide de bilans sanguins par exemple on peut obtenir des réponses quant à l’origine de la prise de poids.
On peut citer les potentielles causes suivantes :
– Déséquilibre hormonal : un dysfonctionnement de la thyroïde, une hyperandrogénie etc.
– Prise de certains médicaments : les anti-dépresseurs, les neuroleptiques, la pilule, les corticoïdes,
l’insuline, les bêta-bloquants et les anti-histaminiques ;
– Déprime, anxiété ;
– Arrêt du tabac, d’anti-dépresseurs ou d’anxiolytiques ;
– Tendance à faire de la rétention d’eau avec une mauvaise circulation veineuse.
Le facteur émotionnel est aussi un facteur déterminant dans la prise de poids. En naturopathie cet élément est vraiment pris au sérieux et beaucoup d’outils sont disponibles pour aider les personnes en souffrance.
De même, nous ne sommes pas tous égaux face à la perte de poids et la naturopathie, grâce à la réflexologie notamment, est là pour stimuler l’organisme à la perte de poids.
Les grands groupes d’alimants:
Les protéines :
Les protéines sont constitués essentiellement d’acides aminés (AA). Il suffit de 20 acides aminés pour former toutes les protéines humaines.
Tous les AA apportent de l’énergie à l’organisme, mais chacun a une fonction propre au niveau de chaque système.
Ils seront indispensables à la construction des protéines mais aussi aux neurotransmetteurs, enzymes, hormones, matrice osseuse, et j’en oublie…Nous devons donc tous avoir un apport de protéines de qualité. Cela ne signifie pas que vous devez manger de la viande à tous les repas. De nombreuses protéines végétales sont présentes dans les céréales et les légumineuses. Il suffit juste de savoir les équilibrer.
Pour apporter de bonnes sources de protéine dans votre alimentation (par exemple) :
- De la viande 2 fois par semaine (viande rouge à limiter à 1 ou 2 fois par semaine),
- Du poisson 3 à 4 fois par semaine,
- Et des protéines végétales les autres jours (lentilles, pois chiche, flageolets, haricots rouges, fèves, accompagnés de céréales complètes : sarrasin, quinoa, boulghour, semoule, riz, pâtes).
Les légumes :
On les choisit bios si possible, et surtout crus autant que possible. En effet, la cuisson détruit une grande partie des vitamines et des minéraux. La vitamine C est détruite à 60°C. Ils doivent représenter la moitié de votre assiette. Vous pouvez y ajouter des aromates, des herbes aromatiques (riche en antioxydants). Plus votre alimentation est crue, plus il y a de micronutriments assimilables.
Quand la saison ne permet pas d’avoir une variété de légumes crus, vous pouvez vous tourner vers les jus de légumes.
Ils sont une bonne source de vitamines et de minéraux.
Les glucides :
Ils regroupent tous les aliments qui contiennent du « sucre ». Ils ne sont pas tous sucrés, et se trouvent essentiellement dans les céréales, les fruits, les fruits secs, le miel, les farineux (châtaignes, par ex), mais on en trouve aussi dans quasiment tous les légumes, et plus particulièrement les légumes racines : pommes de terre, patates douces, carottes, betterave…
Souvent diabolisés, les glucides sont pourtant des éléments indispensables à notre organisme, le corps en a besoin pour la transformation de tous les autres nutriments.
Si nous n’avons pas suffisamment de glucides, l’organisme va transformer nos protéines afin de s’en procurer.
Mais tous les glucides ne se valent pas : les aliments transformés, les « sucres » sans aucun apport nutritif (gâteaux industriels, bonbons, etc) sont à proscrire.
Pour vous assurer d’avoir un apport de glucides de bonne qualité, privilégier les aliments complets ou semi complet : riz, quinoa, sarrasin, pâtes, les fruits secs et les fruits frais, les légumes racines.
Les Acides gras : en bref, les aliments gras.
Il y a les bons et les mauvais. C’est en tout cas le discours qu’on vous tient depuis des années. Je dirai plutôt qu’il y a, selon votre problématique, ceux à favoriser et ceux à éviter. Diaboliser un aliment n’est pas, selon moi, la bonne solution. Mais en règle générale, nous devrions favoriser les aliments source de bons omégas.
Les produits laitiers :
Il est vrai que les produits laitiers contiennent du calcium mais cependant ils ne doivent pas être consomme en excès car l’hormone de la lactase diminue avec l’âge et on a de plus en plus de mal digérer le lait. De plus les vaches sont soumises à des traitements hormonaux lourds et a des prises d’antibiotiques afin de produire plus de lait et tout ça se retrouve dans les produits qu’on consomme.
Iil vaut donc mieux favoriser d’autres aliments source de calcium comme la sardine, les graines de sésame et tous les oléagineux.
Certaines personnes ont du mal à digérer les produits laitiers, et il faudra alors réduire leur apport, ou au moins
le diminuer. Les produits laitiers de brebis ou de chèvre sont souvent mieux tolérés.
Intégrer du cru dans l’alimentation :
Des légumes et fruits crus chaque jour, assurent un bon apport de vitamines et de minéraux. A 60°C, la vitamine C est détruite, et la cuisson dégrade les autres vitamines. Mettre du cru dans son assiette tous les jours. Et si cela parait difficile, vous pouvez penser aux graines germées.
Vous pouvez également penser au jus de légumes, si possible frais. Mais aussi ceux que vous trouvez dans les magasins bios.
L’ambiance du repas :
L’alimentation, ce n’est pas seulement ce qu’il y a dans votre assiette.
L’ambiance du repas est tout aussi importante que le contenu de votre assiette. Manger une bonne salade pleine de bons nutriments avec un collègue que vous détestez et qui vous parle de travail tout au long du repas aura un impact sur votre digestion. Qui dit mauvaise digestion dit également mauvaise assimilation.
Privilégiez donc une ambiance détendue, entourée de personnes que vous appréciez, voire seule en écoutant une bonne mélodie. Quand vous mangez, essayez, dans la mesure du possible, de ne faire que cela. Évitez la télé ou autre écran.
Prenez conscience des saveurs et des parfums, pour avoir vraiment du plaisir. Prenez votre temps.
Vous devez avoir du plaisir à vous installer devant votre assiette.
Fuir les aliments transformés :
Privilégier les aliments bruts, vous serez sûr de ce que vous mettez dans votre assiette. Vous pouvez vous « amuser » à lire quelques étiquettes des produits transformés pour vous rendre compte de la valeur nutritionnelles de ces aliments.
Souvent bourrés d’additifs, de colorants, de gras, et même parfois de sucre, ils vous caleront, mais auront un apport en micronutriments très pauvres.
Privilégiez le fait maison, même (et surtout) pour le goûter des enfants. Vous pourrez ainsi sélectionner vos ingrédients.
La mastication, une clef de l’alimentation en naturopathie
En prenant le temps de mâcher correctement vos aliments, vous obtiendrez beaucoup de bénéfices.
Tout d’abord mécanique : broyer les aliments permet de faciliter le travail de l’estomac (qui ne contient pas de dents, rappelons-le ;-)), ensuite cela permettra d’humidifier les aliments et de favoriser le travail chimique grâce à une enzyme : la ptyaline salivaire.
Ensuite un effet organoleptique apparaîtra : saveurs, arômes, texture seront plus présents. Enfin un bénéfice important est le sentiment de satiété : une mastication plus longue induit un effet réplétif et modérateur sur l’appétit.
Rééquilibrer son alimentation en naturopathie
Quand on s’engage à modifier son alimentation, on peut le vivre comme un énième régime. Ce n’est pas le cas en naturopathie. Votre naturopathe vous accompagne pas à pas, pour que les habitudes s’installent progressivement.
Si vous allez trop vite dans les changements, vous n’aurez peut-être pas de plaisir, et vous finirez par renoncer.
Déterminez quel est le premier changement que vous voulez faire, et tenez ce changement pendant quelques semaines, puis installez un deuxième changement. Vous pourriez choisir, par exemple, d’adapter votre petit-déjeuner en premier.
Quand vous prenez rendez-vous avec votre naturopathe, il/elle va vous aider à prioriser, pour que vous commenciez par :
- Ce qui est le plus important selon votre état de santé
- Ce que vous serez capable de faire sans trop vous forcer.
Vous serez ainsi accompagné, soutenu, et motivé pour avancer vers votre objectif. Votre naturopathe déterminera, à partir de votre comportement alimentaire, et le motif de votre venu, comment avoir une alimentation équilibrée, qui vous correspond.
Prendre soin de son alimentation, c’est s’assurer de préserver sa santé.
